Still that summer i cannot bear


Aux gares, je préfère les aéroports. Ils sont vastes, avec des bruits de cloches pour les annonces. Personne n'y court, tout le monde y est toujours trop à l'avance. C'est plein d'hommes en costumes aux cheveux propres trainant derrière eux une valise qu'ils ont déjà faite et défaite cent fois, de familles quittant la ville à la recherche d'exotisme, plein d'au revoirs et de je t'appelle en arrivants. C'est surfait, comme dans les films. On ne s'y rencontre pas, jamais, on s'y dit au revoir avec déjà une main dans la poche à la recherche d'un mouchoir. J'y suis toujours seule, j'observe. J'ai fait un aller-retour en train cette fois-ci, pour la première fois depuis mes classes vertes. Je déteste les gares. D'habitude j'y vais chercher des personnes et ça m'agace déjà bien assez. Tout le monde s'y bouscule, personne n'est jamais à l'heure et puis il y a peu de ces hommes d'affaires en costumes que j'aime regarder. J'ai vu cet homme quand même avec une carte membre flying blue attachée à sa valise, mais puisqu'il prenait le même train que moi, je l'ai excusé.
Le vrai problème, c'est celui du départ, forcément. Je veux dire, du retour. Je rentre toujours après qu'on m'ait fait de la peine et je l'oublie trop souvent.



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